
PROGRESSION En faisant la part belle à la technique, le futsal monte gentiment en puissance
Les amateurs de futsal ont été comblés ce dimanche, avec pas moins de trois rendez-vous à Neuchâtel (LNA, Lusitanos - Peseux Comète), La Chaux-de-Fonds (LNB) et au Le Locle (tournoi juniors A). Une mobilisation symptomatique de la montée en puissance de ce sport, qui ne compte pas en rester là.
Peseux Comète organisait ce dimanche la quatrième ronde du championnat de LNA de futsal, recevant Lusitanos pour un derby toujours attendu. Las pour les Subiéreux (qui visent le maintien), les joueurs du Haut se sont aisément imposés 10-5 et peuvent encore espérer «être dans les quatre premiers pour faire les play-offs», dixit David Janko, joueur et président de Lusitanos.
Plus généralement, cette journée donnait une bonne visibilité au futsal face à l'inébranlable supériorité du football. «Le futsal est en train de faire sa place pour sa sixième année d'existence en Suisse, mais il manque des salles», note le président de Peseux Comète, Pierre Gunthard. «C'est vrai qu'il n'y a pas en Suisse une culture de ce sport comme en Italie ou en Espagne. On essaie d'introduire le futsal chez les juniors en organisant par exemple le tournoi des juniors A au Locle. Mais nous n'avons pas encore d'équipes de juniors, il faut leur inculquer les rudiments de ce sport.»
Preuve de cette non-culture du futsal, le championnat (LNA à deux groupes de huit équipes, LNB à 43 équipes réparties en six groupes) se déroule uniquement entre novembre et février. Il permet avant tout aux joueurs à onze «de faire une activité footballistique lors de la pause d'hiver, pour maintenir un fond physique et rester dans le mouvement», explique Pierre Gunthard. Corollaire, les équipes de futsal sont majoritairement composées de joueurs évoluant habituellement en deuxième ligue de football.